Introduction
C'est en 1928 que Shiro Ishii, scientifique japonais, organise son propre tour des
centres de recherche en bactériologie du monde. L'ère Meiji, marquant l'ouverture du pays, pourrait en être la cause de ce fait qu'elle apporte de nouvelles maladies et épidémies telles
que le choléra, la dysenterie, la typhoïde ou encore la vérole. En corolaire, l’ère Meiji a vu l’essor des techniques et des
connaissances au Japon, notamment en matière médicale. Pourtant, loin d’avoir des ambitions curatives, le voyage de ce jeune médecin, le Docteur Shiro Ishii (1892-1959) était destiné à alimenter de noirs desseins.
Shiro Ishii
Shiro Ishii, fils de riches propriétaires et père de nombreux enfants, fut tout d’abord un
brillant élève de Kyoto, ce qui lui valu plus tard le rang de chirurgien
militaire de la garde impériale. Doté d’une surprenante intelligence et nationaliste acharné, il est décrit comme individualiste, arrogant et sournois. Ayant épousé la fille d'un président
d'université, il intégra des cercles haut placés, ce qui lui permis d’être promu au rang de médecin à l'hôpital de la première armée de Kyoto en 1922.
Famille
Ishii
Il commence à s'intéresser aux sciences
bactériologiques en 1924, année durant laquelle le Japon subit une épidémie d'encéphalite (plus de 3500 morts avec un taux de mortalité de 60%). Missionné sur place pour isoler le virus, il
l'étudie et obtient des résultats déterminants. Son projet était, suite à l'observation du virus, d'utiliser des agents pathogènes comme armes qui pourraient offrir au Japon un rôle tactique et
donc un avantage décisif pendant les conflits. Il proposa alors au Grand Etat Major l'ouverture de centres de recherche d'armes biologiques. Après son voyage d'étude en 1928 autour du monde,
incluant 30 pays au total dont la Russie, Les Etats-Unis, la France (institut Pasteur à Paris), et l'Allemagne (institut Robert Koch à Berlin), Ishii affirma que les grandes puissances
occidentales préparaient secrètement une guerre bactériologique. Ainsi, il mit en parallèle l'efficacité de ces armes avec leur succès par les forces Allemandes du 22 Avril 1915 sur le front d'Ypres où les victimes des gaz et du chlore s'élevaient en une journée au nombre de 5 000 morts et de 10 000
blessés.
On sait aussi que pendant la première guerre mondiale, les gaz asphyxiants ont fait plus de 91
000 soldats tués et 1 300 000 blessés (pour la plupart restés handicapés à vie). C’est cette atrocité, qui a incité les grandes puissances à signer en Juin 1925 le protocole de Genève interdisant l'utilisation d'armes chimiques et bactériologiques. Le Japon et les Etats-Unis refusèrent de le
signer.
Shiro Ishii fut promu au rang de commandant au service de prévention des épidémies de la
nouvelle école de médecine de l'armée japonaise à Tokyo où il commence à étudier officiellement les systèmes de filtration de l'eau et les vaccins, mais officieusement des bactéries extrêmement
dangereuses.
En 1930, persuadés par celui-ci de l'efficacité de ces armes, les membres du Grand Etat Major et les
autorités japonaises autorisèrent l'ouverture de ces centres de recherche et donc le développement de recherches pour créer, mettre au point et expérimenter des armes biologiques.
Cependant pour assurer une discrétion totale et un secret absolu, ces expériences ne pouvaient être réalisées près de Tokyo. C’est
donc pour cette raison que l’armée japonaise a choisi de les réaliser en Mandchourie, région du Nord de la Chine, occupée par le Japon depuis 1931. En 1931, Shiro Ishii y mis au point un filtre à
eau permettant de nettoyer l’eau des bactéries, dispositif utilisé par la marine impériale japonaise, et pour montrer l’efficacité de son invention, il urina dedans et but le liquide qui en
ressorti, devenu de l’eau pure, ce qui convaincu les derniers sceptiques à propos de ses recherches. Ainsi sous la couverture d'un centre de prévention des épidémies et de recherche de systèmes
de filtration de l'eau, Shiro Ishii pouvait commencer ses recherches chimiques et bactériologiques comme il le souhaitait.
donc pour cette raison que l’armée japonaise a choisi de les réaliser en Mandchourie, région du Nord de la Chine, occupée par le Japon depuis 1931. En 1931, Shiro Ishii y mis au point un filtre à
eau permettant de nettoyer l’eau des bactéries, dispositif utilisé par la marine impériale japonaise, et pour montrer l’efficacité de son invention, il urina dedans et but le liquide qui en
ressorti, devenu de l’eau pure, ce qui convaincu les derniers sceptiques à propos de ses recherches. Ainsi sous la couverture d'un centre de prévention des épidémies et de recherche de systèmes
de filtration de l'eau, Shiro Ishii pouvait commencer ses recherches chimiques et bactériologiques comme il le souhaitait.
Contrairement à ce qu’on croit généralement,
L’Allemagne nazie ne fut pas la seule à pratiquer des expériences sur les humains.
En effet, en 1932, Shiro Ishii débute des expériences sur les humains au sein de son unité de recherche près de Harbin. Ces
expériences menées par les japonais pendant cette guerre ont-elles permis des avancées scientifiques s’agissant de la connaissance du corps humain et de l’armement ?
Pour répondre à cette problématique, nous étudierons dans un premier temps les enjeux des japonais, puis nous analyserons les moyens
utilisés pour enfin évoquer les résultats de ces expériences.
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