La démarche scientifique
L’empire nippon, poussé par une politique expansionniste démesurée, et soucieux de voir son territoire s'agrandir depuis son ouverture sur le monde, entreprit d'envahir les pays asiatiques afin de façonner un immense empire à son image.
Lors de l'invasion de la Chine, première étape de cette conquête, les japonais pensaient pouvoir remporter la victoire en peu de temps, c'est-à-dire 3 ou 4 semaines. Voyant que le conflit s’enlisait et que leurs objectifs n’aboutissaient pas, ils employèrent des méthodes innovantes plus scientifiques.
|
Les troupes japonaises en Chine
|
Les Idées du brillant médecin Shiro Ishii, qui trouva là un moyen officiel d'assouvir ses ambitions personnelles, firent leur apparition dans l'armée japonaise. Il proposa d'utiliser des techniques modernes qu'il avait étudiées lors de son voyage d'étude en Europe, afin de permettre une victoire plus rapide, avec moins de soldats japonais tués et moins d'argent dépensé. Il approfondit donc l'étude, la militarisation et l'utilisation d'agents pathogènes et de produits chimiques, afin de créer des armes biologiques et chimiques infaillibles, furtives et simples. Ces nouvelles armes, étaient destinées à être larguées en terrain ennemi afin de propager des maladies ou détruire des récoltes ou des bâtiments pour affaiblir suffisamment l'ennemi et l'empêcher d'opposer une forte résistance.